Partie I : Laissez-le moi
Chapitre 1 : Première fois
En cet après-midi du 1er août, la chaleur était plus que pesante sur la ville d'Hamburg, les marchands de glaces cartonnaient et les piscines étaient noires de monde. Tous les adolescents étaient de sortie, ils se retrouvaient pour aller faire du shopping, se faire un McDo, traîner... comme ce jeune homme de 16 ans traversant la rue pour rejoindre une personne qui lui était si chère. Il souriait en apercevant les couples qui s'embrassaient, se disant qu'il allait pouvoir les imiter dans quelques minutes. Il arriva devant un immeuble qu'il connaissait bien, si bien qu'il n'avait même pas besoin de regarder pour presser la bonne sonnette, celle des Schäfer.
-Oui ? résonne la voix de l'interphone.
-...
-Bill, je sais que c'est toi.
-Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! ^^
Le grésillement indiquant le déverrouillage de la porte se fit entendre et le dit Bill pénétra dans le hall frais. Il ne prit même pas le temps de profiter de cette fraîcheur bienfaisante et monta les marches en courant jusqu'au 2e étage, manquant de peu de se prendre la porte d'entrée de l'appartement de son bien-aimé. Il sonna 3 fois d'affilée et frappa 5 petits coups. Une dame qui descendait à ce moment-là le regarda d'un drôle d'air. Il fallait bien dire que même en excluant don comportement digne d'un enfant de 10 ans, il ne passait pas inaperçu : son look à mi-chemin entre le gothique et l'androgyne se chargeait d'attirer l'attention sur lui. Un blond, un poil plus petit que la moyenne, vint lui ouvrir.
-T'es désespérant -_-'.
-Je sais ^3^.
Sur ses mots il se jeta sur son vis-à-vis et s'empara de ses lèvres, sous les yeux ébahis de la femme qui avait observé Bill s'exciter comme un gamin sur la sonnette. Quand la porte se referma, elle se dépêcha de passer son chemin, s'imaginant déjà la réaction des gens du quartier en apprenant que le petit Schäfer était gay [petit dans le sens jeune, je ne fais pas une fixation sur la taille >_<']. De leur côté, les deux jeunes hommes n'avaient pas cessé de s'embrasser, et Bill avait les mains de plus en plus baladeuses.
-Dit donc, c'est le soleil qui te fait cet effet-là ? T'es tout excité !
-Naaan, c'est toi qui me fait cet effet =).
-=)
Le brun reprit la bouche de son amour, sa langue percée dansant habilement avec la sienne. Il le poussa jusqu'à son canapé sans pour autant briser leur étreinte buccale, et le força à s'asseoir avant de se mettre à califourchon sur lui.
-Hey, calme-toi, on n'est pas pressés !
-Siii >_<' !
Ce dernier cella de nouveau leurs bouches mais l'autre le repoussa doucement.
-Tu veux pas attendre un peu ?
-Tu m'avais promiiis !
-Je sais mais j'ai pas dit qu'on devait se sauter dessus dès qu'on se verrai. T'as soif ?
-Nan.
Malgré son refus, le blond alla prendre 2 canettes de Red Bull dans son frigo.
-En fait je sais pas si c'est vraiment une bonne idée que tu boives du Red Bull, t'es déjà...
-Trop tard, la canette est ouverte.
L'androgyne avala une longue gorgée du liquide jaune.
-Alors, tu l'as dis à tes parents ? l'interrogea son vis-à-vis.
-Ouais, c'est ce qu'on avait prévu, on le dit à nos vieux et on fait l'amour.
-Les termes exactes c'étaient « On fait pas l'amour avant d'avoir dit à nos parents qu'on est gays ».
-Je vois pas la différence.
-Moi si. On a tout le temps, on est même pas obligés de le faire aujourd'hui.
-Dis tout de suite que t'as pas envie.
-Si j'ai envie, mais moi ce que je veux c'est te faire l'amour, pas juste te défoncer le cul tu piges ?
-Moi aussi c'est ce que je veux.
-On a l'impression que t'as avalé une boite de Viagra, mais t'as pas vraiment l'air d'un mec qui veut passer un moment magique avec son copain.
-Désolé, je sais pas ce que j'ai aujourd'hui.
-C'est pas grave.
Ils s'embrassèrent de nouveau, plus calmement cette fois. L'androgyne, toujours aussi excité, retira vivement le t-shirt de son ami et entreprit de couvrir son torse musclé d'une multitude de baisers. Le blond leva les yeux aux ciel dans une mimique de désespoir mais se laissa faire. Ils se déshabillèrent mutuellement à une vitesse incroyable, ils avaient chaud et transpiraient déjà à grosses gouttes. Haletant, Bill s'allongea sur le divan et enroula ses jambes autour de la taille de son partenaire.
-Attends Bill, faut du lubrifiant.
-C'est bon, ça va aller.
-T'es sûr ?
-Gustav j'en peut plus... je t'en supplie, fais-moi l'amour.
-Bon... mais tu me dis si je te fais mal, j'arrête.
-Oui.
Ils plongèrent leur regard dans les yeux l'un de l'autre, puis Gustav positionna son membre durci à l'entrée de l'intimité du brun. Il s'insinua lentement en lui, pendant que l'autre se crispait de plus en plus. Pendant une seconde, l'idée que l'intérieur de Bill était plus humide que ce qu'il aurait cru lui traversa l'esprit, mais il oublia vite cette pensée. Après tout il n'avait aucun point de comparaison, c'était sûrement normal. Arrivé à mi-chemin, regardant son petit ami, qu'une grimace de douleur déformait le visage.
-T'es sûr que ça va aller ?
-Oui oui, ça va passer, continue.
Le plus petit se pencha pour déposer quelques chastes baisers sur les lèvres de son amour avant de refaire le chemin inverse. Il pénétra de nouveau en lui puis commença de doux va-et-vient, s'enfonçant chaque fois un peu plus. Il accéléra progressivement, Bill avait les larmes aux yeux mais il ne voulait pas arrêter, se disant que le plaisir finirait bien par prendre le dessus. Ils gémissaient tous les deux, de plus en plus fort, allant toujours plus vite. Le brun bascula la tête en arrière pendant que son chéri lui dévorait le coup, mais il arrêta soudain tout mouvement.
-Putain Gus !
-Bill tu... tu saignes !
-Quoi ?
Le blond se retira et ils constatèrent qu'effectivement il saignait, et beaucoup. Le plus grand enfouit sa tête dans ses mains en murmurant pour lui-même :
-Oh nan, pas encore.
-Pas encore ? Attends, t'es pas en train de me dire que t'avais déjà couché avec un mec ?
-Non ! Mais...
-Mais quoi ?
-En fait c'est... c'est pas la première fois que je saigne.
-Et t'as déjà vu un médecin pour ça ?
-Non mais ça finit toujours par s'arrêter tout seul...
-Mais attends Bill c'est grave ! Qu'est-ce qui te dit qu'un jour ça va pas continuer sans s'arrêter ? D'ailleurs qu'est-ce qui te dis qu'aujourd'hui ça va s'arrêter ?
-Je-je sais pas. Mais je veux pas aller chez le médecin.
-Pourquoi ?
-Parce que je suis pudique, j'ai pas envie que quelqu'un me regarde dans le cul !
-Donc tu préfères crever plutôt que de te faire ausculter ?
-Mais je... je vais pas crever !
-Mais MERDE BILL TU SAIGNES !
-JE SAIS !
Gustav se leva d'un bond et se rhabilla, ne faisant pas attention au sang qui lui tachait la peau.
-Tu pourras même pas espérer que je te reparle, ou même que je te retouche tant que t'auras pas été voir un médecin.
-Mais Gustav...
-Bill je t'aime, c'est pour toi que je fais ça.
Les larmes aux yeux, Bill se rhabilla à son tour et sorti en trombe de l'appartement. Une fois dehors, il se mit à courir, attirant le regard des passants. Il s'en contrefichait, il avait mal, aussi physiquement que moralement. Arrivé chez lui, il monta directement dans sa chambre et se jeta sur son lit pour pleurer.
Alors qu'est-ce que vous en pensez ?
La suite la semaine prochaine
((En espérant qu'il y ai quelqu'un pour lire :s ))